Pluie, Pari, Pérez : 3 mots qu'on retient de Monaco

Laurent Yu
Laurent Yu
Pluie, Pari, Pérez : 3 mots qu'on retient de Monaco

La semaine dernière se déroulait la 7ème course de la saison à Monaco où les pilotes n'ont pas pu parcourir les 78 tours initialement prévus en raison des interruptions de course. Nous avons retenu 3 mots qui décrivent le grand prix : Pluie, Pari et Pérez.

La pluie

La pluie était prévu pendant la course d'après les prévisions météo de la veille. Mais elle s'est abattue violemment juste avant le début du tour de formation et la course a été interrompue après deux tours de formation. La pluie s'est calmée par la suite et la course a pu être lancée à 16h05 sous régime du "safety car". On notera que les deux canadiens Latifi et Stroll feront une erreur sur cette piste plus ou moins mouillée par endroit. Ces derniers rentreront aux stands pour réparer un aileron et chausser des nouveaux trains de pneus. Cet état de piste a convaincu Pierre Gasly (parti 17ème) de passer des pneus pluie aux pneus intermédiaire dès le tour 3. Gasly avec une piste claire va rattraper le peloton de devant en pneus pluie. Il arrivait à faire les mêmes temps que Leclerc en tête de la course. En tête de la course il n'y a pas de changement au niveau du classement. Nous avons le monégasque Charles Leclerc qui est tranquillement en tête suivi de Sainz puis des deux Red Bull de Verstappen et de Pérez.

Le pari

Plus les tours passaient, plus la piste séchait, plus les pilotes en intermédiaire faisaient les meilleurs temps de la course. Mais depuis quelques années, le circuit de Monaco est réputé pour être un circuit n'offrant pas de possibilités de dépassement. Il est même préférable de conserver la "track position" pour espérer une victoire finale. Et même avec une différence de temps de près de 3s entre les pilotes en pneus pluie et pneus intermédiaires, il était difficile de trouver un endroit de dépasser à l'image du dépassement de Gasly sur Ricciardo pour la 13ème place.

Mais cette piste séchait tellement à tel point que dans la radio de l'espagnol Carlos Sainz, on pensait à faire le changement des pneus pluies pour des pneus tendres. Au tour 17, Pérez va rentrer aux stands pour des pneus intermédiaires. Pour Leclerc, leader de la course, l'équipe Ferrari a choisi de l'arrêter au tour 19 pour chausser des pneus intermédiaire. Red bull va faire de même pour Verstappen. A ce moment de la course, Sainz est en tête de la course devant Pérez avec des pneus intermédiaires qui le rattrape très rapidement

3 tours plus tard, au tour 22, Ferrari va appeler leurs pilotes pour changer en pneus durs. L'ingénieur de Leclerc va s'en mêler les pinceaux en appelant son pilote à rentrer dans les stands puis de rester sur la piste. Trop tard, le monégasque était déjà engagé dans les stands. Leclerc se retrouve derrière son coéquipier à l'issue de ces arrêts aux stands.

Juste après au tour 23, Pérez et Verstappen vont rentrer aux stands pour chausser eux aussi des pneus durs. Et à ce jeu, c'est bien le mexicain Sergio Pérez qui se retrouve devant.

Pérez vainqueur

Par la suite, le mexicain restera en tête de la course jusqu'à la fin du temps réglementaire pour la course (pas plus de 3h avec le temps passé sous drapeau rouge). Il devance Carlos Sainz et Max Verstappen.

Charles Leclerc termine pour la première fois la course de Monaco avec une 4ème place.

A noter durant cette course, le gros choc pour l'allemand Mick Schumacher qui a détruit sa monoplace. Ce qui a valu une nouvelle interruption de course d'une vingtaine de minutes.


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